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Il ne faudrait surtout pas laisser le soutien de la souveraineté de la nation à ceux qui en font un argument pour prêcher la restauration d’une certaine « France éternelle », ou fille aînée de l’Église, et tournant le dos aux Lumières, aux principes établis par les révolutions françaises, aux vœux du Conseil National de la Résistance, ainsi qu’aux orientations données par le créateur de la Vème République.
L’idée de république perd du terrain en France ; on peut en voir un symptôme dans le fait que les journalistes, à la télévision notamment, parlant du Président de la République, au lieu de le désigner par son titre disent presque toujours désormais « le chef de l’État », ce qui rappelle aux plus anciens les heures sombres de 1940-44, quand précisément la République était abolie.
L'expansion actuelle des populismes en Europe, ne nous invite-t-elle pas, au-delà des anathèmes, à porter un regard plus critique sur nos sociétés (ou notre société) ?
- QU'ENTEND- T- ON PAR "POPULISME(S)" ?
- Il est nécessaire, avant d'entreprendre une recherche de précisions sur le "populisme", de tenter de dissiper un double "malaise sémantique".
En effet, l'usage du mot lui-même (au singulier, ou au pluriel) seul, ou accompagné de variations (comme par exemple "national populisme") est connoté de façon péjorative, visant à dénoncer, à stigmatiser ce qui serait, par essence, mauvais.
En outre, il est quasiment impossible de trouver une simple définition du mot "populisme", et, "Le fascisme et la démagogie constituent les 2 pôles entre lesquels oscillent les significations polémiques aujourd'hui conférées au mot populisme", d'où ce premier malaise sémantique.
Nous avons l’impression que les jeunes générations de Français ont devant eux un avenir incertain. Que faudrait-il souhaiter pour éclairer l’avenir des générations futures ?
L’avenir de l’Europe est certainement l’un des facteurs déterminants de l’avenir que vivront nos successeurs ! Or l’Europe, telle qu’elle est en marche, n’offre pas une perspective enthousiasmante. Quelles évolutions de l’Europe faudrait-il souhaiter pour que les perspectives d’avenir soient meilleures ?
Mais d’abord, que faut-il souhaiter aux générations futures ? On peut souhaiter à nos successeurs de vivre heureux et en bonne santé, chacun selon ses goûts, de façon indépendante de toute autorité totalitaire, qui chercherait à régler de façon normative autoritaire la vie des esprits et des corps. Il faut leur souhaiter de vivre individuellement de façon indépendante, mais tous intégrés dans une société solidaire et unie, pacifique et tolérante, offrant à chacun les mêmes chances de déployer ses talents, et attentive à la solidarité des mieux traités par la nature et les circonstances, avec les moins favorisés et les accidentés de la vie. Ce sont là des conditions qui dépendent étroitement de l’organisation et du fonctionnement de la société, aux plans politique et économique.



